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Un site dédié aux salariés menacés ou victimes d'un licenciement

karim LakjaaDans les entreprises dépourvues de représentant du personnel, lors de l’entretien préalable au licenciement, quel qu’en soit le motif, le salarié peut se faire assister par un conseiller du salarié qu’il choisit sur une liste départementale où figurent des syndicalistes désignés par le Préfet.

Ce site internet a donc pour vocation d'informer les salariés menacés de licenciements quant à l'assistance qu'un conseiller du salarié peut leur apporter. Cette assistance est importante au moment même où au nom de la crise économique des centaines de licenciements ont lieu dans les petites entreprises rémoises dans le plus grand silence. 

Avec plus de 330 000 visiteurs uniques depuis sa création le 25.04.2009, ce site a démontré dors et déjà son utilité.

Pour en savoir plus sur ce qu'un conseiller du salarié peut vous apporter, consultez la vidéo présente ci-dessous.

Karim Lakjaa, Conseiller du salarié,

Membre de la Commission exécutive de la CGT de Reims Métropole

Animateur du Collectif UFICT (le syndicalisme CGT spécifique aux cadres)

Docteur en Droit, Ancien vice doyen de la faculté de Droit de Reims

 conseillerdusalarie51@gmail.com   06 26 72 79 71


  Lettreufict.png

 www.ufict-reimsmetropole.fr  

Une vidéo pour comprendre


 Posté par Karim Lakjaâ

27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 19:51

Ce licenciement pour faute grave est survenu à Valenciennes, chez Toyota, en 2012. Le salarié concerné s'était déjà fait remarquer 8 fois par son entreprise depuis 2004.

C'est ce qu'on appelle un cas particulier. Le tribunal des Prud'hommes de Valenciennes a étudié cette semaine le cas d'un employé qui a été licencié après avoir été... aux toilettes. Les faits remontent à 2012, aux traditionnels vœux du président de Toyota France, pendant lesquels Ludovic s'est absenté en enlevant ses équipements de protection pour téléphoner. Son employeur a assimilé cela à un abandon de poste, et l'a licencié en octobre 2012. Ludovic demande 30.000 euros de dommages et intérêts. La décision a été mise en délibéré au 25 septembre prochain.

 

Selon Toyota, ce licenciement pour faute grave est totalement justifié dans la mesure où cette absence, pendant le temps de travail, est assimilée à un «abandon de poste». Certains faits antérieurs ne jouent pas en sa faveur: cet ouvrier s'est fait remarquer huit fois depuis 2004. Son avocat, Me Dominguez, estime que Toyota a voulu se débarrasser d'un syndicaliste remuant qui l'avait fait condamner en Cour de cassation pour non-paiement d'indemnités transports. «Toyota a considéré mon client comme quelqu'un de nuisible parce qu'il voulait défendre des sommes qui étaient dues aux salariés. Tout est parti de là», raconte Maître Dominguez à France Info.

Toujours au chômage

La «pause pipi» au travail est un sujet récurrent en droit du travail. «La plupart du temps, ce n'est pas un motif de licenciement... sauf si cela dépasse la fréquence naturelle, ou le temps normal qu'un individu passe aux toilettes!», explique Éric Rocheblave, avocat spécialiste en droit du Travail. «Dans ce cas précis, il me semble que la pause pipi est un prétexte. J'imagine que la vraie histoire est que ce monsieur ne partageait pas les opinions du président, raison pour laquelle il est parti.»

 

Après cette condamnation de la Cour de cassation, Toyota a tout fait pour que Ludovic ne retrouve pas de travail, et que chacune de ses candidatures soient mises à l'écart, fustige l'interressé. Il raconte par exemple qu'il avait trouvé un contrat d'un an et demi dans une entreprise mais qu'il a été annulé. «On m'a demandé les numéros de mon chef à Toyota», confie-t-il à France Bleu Nord. «Ils me mettront toujours des bâtons dans les roues. Je peux postuler n'importe où, ça ne marchera jamais».

 

Alors Ludovic - que son avocat surnomme «Don Quichotte» - est bien décidé à se battre. «J'ai 900 euros d'indemnités chômage et il ne me reste que quatre mois. Le but de Toyota est d'aller jusqu'en Cour de cassation en pensant que je ne pourrai pas me défendre mais je suis prêt à taper dans mes économies pour aller jusqu'au bout, pour que je sois réintégré». L'ouvrier a aussi prévu d'envoyer une lettre au ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, afin de retrouver son emploi.

 

http://www.lefigaro.fr/vie-bureau/2014/05/16/09008-20140516ARTFIG00119-licencie-pour-etre-alle-aux-toilettes-pendant-les-voeux-du-president.php

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Published by Conseiller du Salarié 51 - Reims
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