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Un site dédié aux salariés menacés ou victimes d'un licenciement

karim LakjaaDans les entreprises dépourvues de représentant du personnel, lors de l’entretien préalable au licenciement, quel qu’en soit le motif, le salarié peut se faire assister par un conseiller du salarié qu’il choisit sur une liste départementale où figurent des syndicalistes désignés par le Préfet.

Ce site internet a donc pour vocation d'informer les salariés menacés de licenciements quant à l'assistance qu'un conseiller du salarié peut leur apporter. Cette assistance est importante au moment même où au nom de la crise économique des centaines de licenciements ont lieu dans les petites entreprises rémoises dans le plus grand silence. 

Avec plus de 330 000 visiteurs uniques depuis sa création le 25.04.2009, ce site a démontré dors et déjà son utilité.

Pour en savoir plus sur ce qu'un conseiller du salarié peut vous apporter, consultez la vidéo présente ci-dessous.

Karim Lakjaa, Conseiller du salarié,

Membre de la Commission exécutive de la CGT de Reims Métropole

Animateur du Collectif UFICT (le syndicalisme CGT spécifique aux cadres)

Docteur en Droit, Ancien vice doyen de la faculté de Droit de Reims

 conseillerdusalarie51@gmail.com   06 26 72 79 71


  Lettreufict.png

 www.ufict-reimsmetropole.fr  

Une vidéo pour comprendre


 Posté par Karim Lakjaâ

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Conseiller du salarié : une fonction à haut risque


Articles de Ouest France et de l'Humanité

Le patron s'en prend au conseiller du salarié - Cholet

mardi 18 mars 2008

 

 


Il venait défendre deux salariés menacés de licenciement. Il a dû subir les coups du patron. « Une première » dans la vie de la chambre syndicale nationale des forces de vente, qui « condamne avec la plus grande fermeté » l'attitude du chef d'entreprise.


Les faits se sont déroulés mercredi dernier à La Jubaudière. Dominique Rigault, membre du syndicat depuis trois ans, accompagne deux commerciaux lors de leur entretien préalable au licenciement. « La nature même de ce type d'entretien fait, bien sûr, qu'il existe souvent une certaine tension, reconnaît le syndicat. Cependant, malgré l'importance des enjeux et la divergence des positions, chaque partie respecte, en principe, l'autre. »


Cela n'a pas été le cas il y a une semaine.  Au milieu du premier entretien, le patron malmène le conseiller, qui reçoit un coup dans l'épaule. Ce dernier a déposé plainte pour coups et blessures dans le cadre de l'exercice de sa fonction.

Conseiller du salarié : une fonction à haut risque

Accompagnant un salarié à un entretien préalable à un licenciement, un conseiller CGT de la Somme a été agressé par le patron.

La fonction de conseiller du salarié n’est pas de tout repos, ainsi que le prouve cette histoire rapportée par l’union départementale des syndicats CGT de la Somme. Sollicité par un salarié pour assister à un entretien préalable de licenciement le 15 juillet, Michel Adnet, conseiller du salarié CGT de l’union locale d’Abbeville, a appelé l’entreprise en cause, la société MBCAC de Vauchelles-lès-Domart (Somme), pour l’avertir de sa venue. Le patron, Alfred Beldame, a mal accepté l’intervention du conseiller et le lui a clairement fait comprendre lors de leur entretien téléphonique, en l’injuriant et en le menaçant de « se prendre des coups de fusil » s’il venait, relate Michel Adnet. Malgré les menaces, le syndicaliste s’est tout de même rendu sur place en prenant soin de prévenir la gendar- merie afin de les informer des propos tenus par le patron. Une fois Michel Adnet arrivé à l’entreprise, le comité d’accueil laissait présager de la tournure qu’allaient prendre les événements.

Alfred Beldame a immédiatement appelé quatre de ses employés pour lui servir de « videurs » et interdire l’accès de l’entreprise au conseiller du salarié. Le conseiller ayant rappelé la gendarmerie, Alfred Beldame a semblé se raviser et lui a demandé sa carte de conseiller. Michel Adnet a dû appeler la gendarmerie pour la troisième fois lorsque sa carte, document officiel, lui fut arrachée des mains par Alfred Beldame, qui prétendait la garder. Après ce troisième appel, Alfred Beldame a finalement accepté qu’il entre dans l’entreprise, mais accompagné dans le bureau par ses quatre « gardes du corps ». Michel Adnet s’opposant à leur présence, ils sont sortis avec pour consigne de rester « juste derrière la porte ». L’entretien ayant commencé par des insultes proférées à l’encontre du jeune salarié, le conseiller a enjoint au patron de « rester poli », ce à quoi ce dernier a répondu par d’autres insultes visant le conseiller. Celui-ci a donc décidé de quitter l’entretien avec le salarié, mais, en sortant du bureau, Alfred Beldame l’a bousculé pour le faire tomber dans l’escalier.

Michel Adnet parvenant à se rattraper, son agresseur lui a asséné un coup de pied dans le mollet, puis lui a mis un coup de poing en plein visage. Le syndicaliste s’est donc rendu à la gendarmerie pour porter plainte. Sur conseil des gendarmes, il a consulté un médecin qui a attesté des blessures. Le conseiller CGT a par ailleurs saisi le préfet, le sous-préfet et la direction départementale du travail. Le salarié en cause, Nicolas Falgarolo, a confirmé les dires de Michel Adnet. Sollicité par l’Humanité à propos de cette histoire, Alfred Beldame a refusé de s’expliquer autrement que par des propos d’une rare violence à l’encontre de notre journal.

Une telle affaire soulève la question de la position des conseillers du salarié et des délégués syndicaux plus généralement, qui se trouvent victimes d’agressions verbales ou physiques de la part des patrons, ou se voient sanctionnés dans leur statut de salariés, simplement pour avoir défendu les droits des salariés. « C’est le droit de revendiquer, de résister et de se défendre qui est visé », a déclaré l’union départementale CGT de la Somme, en rappelant le cas des syndicalistes de La Poste de Bègles ou de PSA.

La CGT s’est dite « outrée par ce genre d’attitude issue d’un autre âge » et a précisé que les conseillers du salarié, mandatés par les organisations syndicales et nommés par le préfet de région, sont considérés comme des représentants de justice du droit du travail. Alfred Beldame prétend avoir déposé une plainte contre Michel Adnet pour… harcèlement. Aude Soufi

L'Humanité du 27 juillet 2005

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